Solitude, tais-toi, nul ne t'entend
Tais toi et oublie tes sentiments
Reste tapie dans l'ombre sombre
Fidèle compagne de toutes saisons
Tu restes cachée dans la pénombre
Qui entoure la vie d'un halo triste
Bien régentée et sans déraison
Aucun rêve ni désir ne t'encombre
Tu es là, solitude, comme ces heures
Ou dans le noir de la nuit éternelle
Tu ne laisses poindre aucune lueur
Comme le tic-tac fade et sempiternel
Des aiguilles d'une horloge résignée
A laisser s'écouler le temps des regrets
Sans jamais essayer de l'enrayer
Ne bouge pas solitude et reste là
Fidèle compagne froide insensible
Chape de glace et de froideur
De la mort tu as l'horreur et la raideur
Solitude, ennemie de la vie
solitude ... le pire sentiment